Dans la tête de Maude

La vie, les réflexions et les états d'âme d'une maman enseignante.

mercredi, juin 06, 2007

Derniers milles...

Ouf, ça commence à sentir la fin! Non, je ne parle pas de la coupe Stanley (quoi que ça aussi, ça achève), je parle plutôt de l'année scolaire. Dans une école, à ce temps ci de l'année, y'a trois types d'élèves. Les premiers, ceux qui ont travaillé un peu toute l'année et qui continuent. Ils sont plutôt rares. Les deuxièmes, ceux qui ont relativement fouerré et qui là, viennent de se rendre compte qu'il sont dans la m*** et qui travaillent fort (ceux-là on les aime, ça fait du bien de les voir rusher un peu). Finalement, y'a ceux qui viennent de se rendre compte qu'il n'y a rien à faire ou que même s'il y a quelque chose à faire, c'est trop forçant, alors ils restent chez eux. Dans tous les cas, ça donne un break, ça change l'atmosphère, et ça fait du bien! :-D

Encore un ou deux cours avec chaque groupe et ce sera la fin, ensuite viendront les examens, accompagnés du lot de correction de la fin d'année. C'est pas le plus agréable, mais au moins, avec des surveillances d'examens dispersées, on a le temps de le faire.

Il ne restera qu'à fêter les vacances, après ça :)

Demain je vais chercher mon nouveau vélo! J'en reparle bientôt!

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mardi, avril 17, 2007

Se faciliter la tâche

C'est le moment fatidique de l'année scolaire. Le moment où on doit choisir nos tâches pour l'an prochain. À chaque année c'est la même chose. Le stress augmente à mesure que le temps approche. Des amis sont sur la corde raide, parfois nous le sommes nous-mêmes. Est-ce que quelqu'un va vouloir notre job, est-ce qu'il va y en avoir assez pour tous, est-ce que je vais avoir trois-quatres cours différents à donner, est-ce que... Toutes ces questions font monter la tension entre les collègues et ce n'est pas toujours facile de règler tout ça.

Cette année je suis aussi placée dans une situation où j'aurai des choix à faire. Vu le caractère public malgré tout de ce blogue, je vais attendre avant de donner des détails... J'espère juste qu'on trouvera la meilleure solution.

Le fait de ne pas tout dire, me fait penser à un excellent texte à ce sujet que j'ai lu ce matin. Je vous le conseille:


Peut-on tout dire sur son blogue ?

Bon, un peu de repos... Tâchez d'en faire de même... haha... tâche... tâchez...

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jeudi, mars 29, 2007

Étape trois, même combat :(

J'étais accolée au pied du mur à l'étape 1, et même si je ne devais pas le refaire, j'en avais aussi par dessus la tête à l'étape 2. Que pensez vous que j'ai fait pour améliorer les choses cette fois-ci?

*** RIEN ***

Je vais me coucher. Je viens juste d'arriver de l'école. J'ai même pas un cinquième du travail de fait. J'sais pas qu'esse ça m'prends pour arrêter de tout garder pour la dernière minute. Concombrette et double-nouille que je suis. :(

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mercredi, mars 28, 2007

Amnésie déjà à 30 ans?

J'peux pas croire... J'oublie tellement d'affaires que c'en est ridicule. Ma mère a commencé à oublier comme ça, à faire des erreurs d'innatention, elle avait peut-être 45 ans... Comment je vais faire moi à 60, si c'est déjà aussi pire que ça? C'est le festival du ti-papier-mémo sur mon bureau et je trouve le moyen d'oublier tout quand-même.

Cette semaine, j'ai cherché un bon 10-15 minutes des copies d'un document. J'avais la feuille de réquisistion des copies, c'est ben clair que le document était fait!!! Ben non, j'ai fini par m'appercevoir que j'avais rempli la réquisition et laissé ça sur mon bureau.. Brillant... Franchement... C'est quand même pas pire, la dernière fois que je cherchais des photocopies comme ça, non seulement je ne les avais pas envoyées, non seulement je n'avais pas rempli la réquisition mais plutôt, je n'avais même pas CONÇU le document!!!

J'me décourage!

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lundi, février 19, 2007

Loin de l'ordi

Je ne sais pas pourquoi, depuis quelques temps, j'ai beaucoup moins d'occasions de passer du temps sur l'ordi. Je reçois moins de courriels, j'ai une carte mémoire plus grosse sur mon appareil photo donc télécharge moins, je me couche plus tôt, regarde plus (trop) de CSI et de games de hockey... Bref, moins de temps à l'ordi, moins de blogueries... D'un côté ça me manque, et de l'autre, on dirait que je perds le fil et ne sais plus quoi écrire, ou que j'ai l'impression de dire des choses futiles.

Aujourd'hui j'ai vécu une situation traumatisante. Pour faire une histoire courte, disons que l'école a organisé une séance de cinéma à l'auditorium pour les élèves de 4 et 5 et que finalement, ça s'est avéré être plutôt euh... horrifiant... Je suis tellement traumatisée que je n'ose même pas en parler ici pour ne pas que ça aille dans trop d'oreilles, trop d'yeux et trop d'imaginations. Beurk.

J'en reparlerai peut-être quand je serai retombée de ma stupeur. En attendant, je vais aller écouter un CSI, histoire de vivre des émotions moins horribles... ;)

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mardi, février 13, 2007

Cours normal

La vie reprend son cours normal... Les incompétents et les insouciants sont à leur poste (ou plutôt ils n'y sont pas) et les compétents, ceux qui font leur job plus que bien, continuent de s'en faire pour des niaiseries et de se faire taper sur les doigts pour des pécadilles... Sauf que les compétents, eux, ça les touche, ça les frappe et ça les rend malheureux de se faire "chicanner" parce qu'ils ont été 2 minutes en retard ou qu'ils ont fait de l'overtime une journée ou c'était pas prévu, alors que les incompétents se moquent tellement éperduement des choses bien pires qu'ils font, que les patrons ne prennent même plus la peine de leur en parler. C'est fou comme c'est mal tordu des esprits humains, parfois.

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mercredi, janvier 24, 2007

Hip-hip-hip-hourray

J'ai fini de corriger
Je peux enfin respirer
J'm'en vais r'garder le hockey

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lundi, janvier 22, 2007

Correction quand tu nous tiens...

J'avais dit, cette fois-là, que la prochaine fois je m'y prendrais d'avance. Eh bien je l'ai fait! Deux semaines d'avance, c'est deux fois plus que la dernière fois... Par contre, j'ai probablement deux fois plus de correction aussi... Alors on s'en sort pas... Heureusement, y'a une date limite, faut que ça soit fini vendredi. M'a dire comme on dit, pas l'choix, j'va arriver à noël en même temps que tout l'monde (ou à la fin de l'étape, dans mon cas).

Joyeux Noël

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mercredi, novembre 22, 2006

Saint-dit-calis-à-si-on

Ouais... Ce titre en dit déjà long...

Saint: Dans un monde idéal où tout serait parfait
dit: il parle pour nous
calis: des fois c'est plus de trouble que d'autre chose
à: Au fait, à qui sa sert ça? Ah? À nous? Ben réveillons-nous alors!
si on: Si on faisait ce qu'on a à faire, ça irait mieux.

Nous avions une assemblée générale syndicale ce soir. Ça m'écoeure d'aller là. C'est loin, ça prend du temps , ça me prive d'une soirée avec mon garçon et j'y crois très peu. Mais bon. Autant pour faire "mon devoir" que pour accompagner mes amies Valérie et Nathalie-Ann, j'ai décidé d'y aller. On est arrivées en retard, mais c't'aussi ben, c'était fini; too bad, pas de quorum. Ça veut dire que la rencontre est annulée, trop peu de personnes présentes, il en manque près de 100. Et c'est pas parce que le quorum est trop élevé. C'est vraiment ridicule.

Pourquoi on n'a pas quorum? Pourquoi autant d'enseignants sont totalement indifférents aux détails de la convention collective qui sera (si on arrive à voter) acceptée et qui régira nos nouvelles conditions de travail?

J'ai déjà entendu quelqu'un dire qu'à Montréal, si on était obligé de faire la une des journaux avec des nisaieries c'est qu'on n'avait rien de plus grave à dire, parce qu'on a une belle ville et que ça va bien et que quand tout va bien, on n'a que des détails à fignoler. Même chose dans la vie privée, quand tout va bien, on n'a pas grand chose à raconter, on fait vite le tour du:
"- Ca va bien?
- Oh oui, mon couple va bien, mon bébé aussi, la maison est parfaite...
- ...
- faque c'est ça"
Alors que quand ça va mal, t'es mieux de te prendre une chaise... Alors bref, est-ce que c'est parce que ça va si bien et qu'on n'a rien à revendiquer qu'on décide de ne pas porter attention à notre assemblée syndicale?

Je n'arrive pas à me décider à propos de la syndicalisation. Je crois que ça a remis l'équilibre dans un "monde" où les patrons abusaient carrément des employés. Je sais aussi que ça devrait éviter le favoritisme et les injustices. Mais quand j'ai travaillé sans être syndiquée, j'ai eu des patrons (un en particulier au Harvey's: Michel St-Jean) extrêmement compétents avec qui il faisait bon travailler parce qu'ils savaient choisir des employés qui "avaient d'l'allure". Je déteste être prise avec des collègues de travail pourris à qui on a donné une chance, à leur troisième mois d'embauche, en leur faisant une évaluation un peu positive en se disant qu'ils finiraient ben par s'améliorer, mais qui sont restés pourris, même qu'ils se sont détériorés. Sauf que maintenant, ils sont là, dans ce beau système et sont protégés par ce même syndicat qui supposément fait tout pour un travail ÉGAL...

Je n'arrive pas à pencher ni d'un sens ni de l'autre. Je reste des fois pour, des fois contre, mais j'essaies au moins de faire en sorte, quand ça ne m'apparaît pas une montagne, de faire ma job de syndiquée, autant que je fais ma job de prof ou de citoyenne. C'est pas moi qui va faire du lobbying pour que les gens se déniaisent et viennent à la réunion. Je n'irai donc pas à la prochaine, je sais trop bien qu'en une semaine, les gens ne vont pas tout à coup se réveiller et y être. Si le quorum est short d'une voix, ce sera ma faute.

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mardi, novembre 07, 2006

Elles sont de retour...

Eh, non, je ne parle pas des grandes ventes du magasin du coin, mais bien des soirées de correction. *soupir*

Je viens d'arriver, j'ai fini de travailler vers 9h30. Une chance que papa-Claude a pu se libérer un peu pour venir passer la soirée avec Alexandre parce qu'en plus d'être ma fin d'étape, ça tombe dans une semaine de formation pour lui. Demain c'est ma mère qui sera là, parce qu'en plus de la correction, il y a une soirée/conférence de la Grics demain soir.

Mais en fait, côté correction, c'est vraiment moi qui n'est pas correcte. Je trouve ça tellement long et pénible que je ne résouds pas à commencer avant d'être acculée au pied du mur. Pourtant j'haïs pas ça tant que ça, mais j'aime juste pas assez ça pour avoir le goût de commencer d'avance. Une chance que ma collègue Valérie fais pareil (je ne sais pas si c'est par solidarité ou par délinquance par contre, pour elle... ;) ).

Alors demain grosse journée, je pense que je vais me cacher dans un coin pour avoir le temps de travailler. Ça va être la première fois que je ne verrai pas Alexandre deux soirée de suite, depuis que j'ai recommencé à travailler. Je sais bien que c'est pas la fin du monde, mais ça m'attriste quand-même. Je pense que je vais essayer de tout préparer ce soir pour me permettre de passer plus de temps avec lui demain matin, au moins. Bon, au dodo!

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samedi, octobre 21, 2006

Talk shit 101

Mon "suppérieur" semble enclin à m'enseigner cet art très absent de ma personne. Démonstration 101, hier dans la journée. Un enseignant veut déplacer le numériseur de mon local vers le sien, pour quelques heures. Je considère que le matériel devrait toujours demeurer au même endroit, parce que sinon on n'en voit pas la fin, on ne retrouve plus rien et le technicien n'arrive pas à faire le compte. Alors je lui offre de venir travailler dans mon local. Il refuse, redemande d'emprunter. Sans refuser, je conclus en disant que "ça marche pas d'même, j'peux pas être d'accord".

Cet enseignant, le numériseur en dessous du bras, rencontre mon "suppérieur", raconte son histoire et repart avec le numériseur. Mon directeur m'explique: "Ce qu'il fait (numériser un bouquin "copywrité") est illégal, il transgresse en plus les règles de l'école, sauf qu'il le fait pour pallier à un problème que je n'arrive pas à solutionner. Je lui ai donc dit que je n'étais pas d'accord, que c'était incorrect, je l'ai sommé de remplir les documents en règle (droits d'auteur et emprunt de matériel) mais nous savons tous les deux que c'est de la talk shit. Ce qu'il fait m'arrange, je ferme les yeux et nous le savons."

Bravo. Je ne crois pas réussir à my habituer.

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jeudi, octobre 12, 2006

Trop beau pour être vrai...

Un petit clin d'oeil sur la suite des événements que je décrivais ici. Ce matin, je recommençais le projet de photo dans mon cours de multimédia. Je l'avais mis de côté parce que j'avais trop de problèmes techniques. Maintenant l'école a acheté un nouvel appareil photo, ça devrait aller mieux.

Alors j'ai réservé d'avance, j'arrive un peu plus tôt, la directrice est bel et bien là, elle a l'appareil neuf et le trépied. J'arrive à mon local, j'ai même le fil dans l'étui, vraiment, tout y est! Alors je m'installe dans ma classe, pose le caisson lumineux, invite un premier élève à commencer, allume l'appareil... Tout va bien! Hourra, je n'en crois pas mes yeux.

Pendant que l'élève (le premier toujours) prend ses quelques photos d'essai... Piles à plat. HAHAHAHA (rire jaune). Évidemment!

*soupir*

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lundi, octobre 02, 2006

Rien

La directrice adjointe responsable de la pédagogie (et donc très impliquée dans l'implantation de la réforme) n'avait rien à me dire au sujet de mon avenir. De petites goutelettes d'informations plus ou moins vérifiées, des références d'autres personnes à aller voir, mais rien de plus.

La rencontre s'est terminée par une phrase du genre "Ma pôôvre Maude, j'aurais aimé ça pouvoir t'aider plus que ça".

*soupir*

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dimanche, octobre 01, 2006

Ça va finir par finir

Relisez mes trois derniers textes, ça va vous raconter cette semaine. Non, ce ne sont pas les mêmes événements, ils se sont juste passés deux fois... Ou plus.

J'ai rêvé, dans la nuit de jeudi à vendredi, que le président de la commission scolaire me rencontrait (héhé, ben oui, rien de trop beau) en personne pour me dire que comme il y avait moins d'élèves, ils coupaient mon poste tout de suite, dès l'année prochaine. Je me met alors à pleurer et à pleurer, heureusement, mon père était tout à coup à côté de moi pour que je pleure dans ses bras. Pis là, autour de moi, la directrice générale, l'adjointe, plein de profs, tout le monde autour était de glace. Ça ne dérangeait personne!!! L'adjointe me dit "Ah ben là Maude on peut rien faire, on savait pas que ce serait tout de suite faque on a rien prévu pour toi..." pas un seul remord, tristesse... La seule qui m'appuyait à coup de larmes elle aussi, était Valérie, ma collègue et bonne amie. Pire que ça! Y'a même une prof qui commençait à déplacer les meubles dans mon bureau parce que ça deviendrait (l'année suivante) SON bureau... Wow! Vous êtes malades! Avec tout le temps que j'ai donné à cette école, y'a même pas un chat qui a une once de regret que je parte?

Je me suis évidemment réveillée tout à l'envers. Ça m'a fait réaliser que peut-être que je m'imagine très importante et que dans l'fond, j'me fait des accroires. Je sais bien qu'au retour de mon congé, les gens étaient très contents de me revoir et me disent encore que ça va donc bien quand je suis là, mais je ne dois pas m'enfler la tête avec ça. Personne n'est irremplaçable, c'est certain. Pis ça m'a fait réfléchir aussi au fait que je dois prendre une décision sur mon avenir en fonction de moi, de mes goûts et mes intérêts, et non pour les autres. Affaire classée. Il me reste à savoir c'est quoi mes goûts. Affaire pas classée dutout.

Je rencontre l'adjointe demain, elle devrait me dire ce que la direction a en tête à mon sujet pour les années à venir. On verra bien si c'est un projet qui m'intéresse. J'espère juste qu'elle sera un peu plus agréable à mon endroit que dans mon rêve!

Vendredi, je suis sortie complètement tout croche, écoeurée de ce foutu système dans lequel je passe plus de temps à règler des problèmes idiots souvents créés par des personnes inconscientes, qu'à enseigner. Maudit que j'aimerais ça être enseignante plus de 50% du temps que je travaille. Non, au lieu de ça, je cours après ma queue, après du matériel qui n'est pas là, après du monde qui ne sont pas où ils sont supposé être, pis après du monde qui ne travaillent pas quand c'est écrit sur leur montre que leur journée est finie. Quand je suis sortie de là, j'allais souper chez Sophie. Je voyais tellement rouge que j'en ai oublié ma saccoche à la garderie. Par chance, ma grande amie m'attendait avec une belle table, un excellent souper et surtout une oreille attentive. Ça m'a fait grand bien.

Je comprends maintenant comment des gens en arrivent à faire des dépressions. Mais moi je n'en suis pas là. Avec mon amoureux, un fils extraordinaire et des amis comme Sophie qui m'est tant précieuse et bien d'autres, je ne suis pas prète de me laisser abattre. Si y'a rien qui marche à l'école, qu'il mangent de la m***, je ne vais pas me gâcher la vie avec ça. Je commence aujourd'hui. Bon Demain... Entouka, je commence bientôt à m'en foutre, c'est sûr.

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mardi, septembre 26, 2006

Problèmes/Solutions

Dans ma tête c'est simple. Quand il y a un problème, on cherche une solution. Voilà. Cette semaine, une enseignante m'a remerciée avec un sourire gigantesque pour avoir répondu à sa question. Ben oui, j'ai répondu. Son problème c'était à moi de le résoudre, c'était ma job, alors je l'ai fait. Point. C'pas trop compliqué ça non? *soupir* Pourquoi dans la tête de certaines personnes, y'a aucun déclencheur qui les pousse à chercher une solution s'ils ont un problème? Ça me dépasse. N'empêche que dans ce travail où souvent les problèmes restent irrésolus faute de temps, de volontaires ou de volonté, ça me fait un petit velours d'être considérée plus souvent comme une trouveuse de solution qu'une faiseuse de problèmes :)

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jeudi, septembre 21, 2006

Là-là, ça va faire

*soupir*
Enfin, ça achève. J'ai donné un petit coup de main à Ian, le technicien de l'école pour avancer un peu plus vite la reconfiguration de notre réseau. Depuis le début de l'année, y'a pas un élève qui a pu enregistrer son travail. On l'envoie dans nos emails... Sauf qu'invariablement, cette tactique finit par faiblir. Un élève a effacé le premier projet: "Fallait le garder? ahhhh Je l'savais pôôô". Un autre n'a pas envoyé le bon fichier, pis un autre... Bref, il faut que ça cesse. Aujourd'hui j'avais un groupe de secondaire 3, je les vois moins souvent et près du tiers n'ont même pas de email à eux. Un d'eux s'en est créé un pour l'occasion mais ne l'a pas utilisé depuis le dernier cours alors son compte hotmail a été effacé. Entouka, vous voyez le topo? CHU TANNÉE.

On peut jamais être sur à 100% que la technique va suivre quand on fait quelque chose dans une école. Cette semaine, j'avais prévu 2 heures pour prendre quelques photos dans le nouveau caisson lumineux que j'ai acquis de Jean-Pierre. Voici le cheminement que j'ai dû faire pour y arriver:


- Trouver quelqu'un pour ouvrir la porte pour me donner l'appareil
(directrice pas là, secrétaire pas là, remplaçante pas la clé).
- Ne pas trouver l'appareil
- Voir le trépied, ne pas trouver le ti-boutte qui s'attache à la caméra
- Dire ça à autre directeur
- Attendre
- Directeur trouve appareil et trépied
- Faire les tests
- Ne pas avoir le fil, directrice ne trouve pas le fil
- Recevoir lecteur de carte flash
- Essayer d'installer le lecteur
- Ne pas avoir le cd - Aller chercher le cd
- Essayer d'installer avec CD
- Ne pas réussir
- Demander au technicien de réussir
- Technicien ne réussit pas
- Technicien installe autre gugusse pour aider
- Technicien réessaye d'installer
- Trouver directrice pour brancher lecteur dans SON appareil
- recevoir photos par email
- Trop remplir email, recommencer envoi/réception
- Regarder photo
- Constater photos mauvaises
- Confirmer à directrice qu'appareil pas fameux
- Reprendre photos avec appareil personnel
- Ne pas avoir le fil d'appareil personnel
- Technicien ne réussit toujours pas à installer lecteur
- D'LA CR*** de marde
- M'en aller chez nous à 4h, après SIX - 6 - heures d'essai!!!!!!!
- Décider d'apporter fil d'appareil personnel
- A la maison, regarder photos d'appareil personnel
- Décider de reporter le projet parce que lampes pas assez fortes.
- Tout recommencer avec lampes 100w
- Pas avoir le courage de le faire encore

Imaginez ce que ça va être quand BIEN SÛR, TOUS les profs vont intégrer l'informatique et l'utilisation du matériel "technologique" dans leur classe!

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mercredi, septembre 06, 2006

Changement de carrière?

Semblerait qu'avec la réforme, certaines écoles (dont probablement la mienne) vont faire le choix de retirer les cours d'informatique. Théoriquement, l'informatique deviendrait un outil "indispensable" et donc que tous les enseignants vont utiliser, dans tous les cours, tout naturellement. Je crois bien que c'est utopique de le croire, mais pour le moment, mon école semble s'engager dans cette voie. Je perdrais donc graduellement, le secondaire 3 l'an prochain, puis le secondaire 4 l'année d'ensuite, ce qui signifie que je n'ai pratiquement plus de job rendue-là, il ne me reste qu'un groupe de secondraire 5.

L'équipe de direction semble déterminée à me garder, probablement comme personne-ressource pour supporter les enseignants qui vont réellement intégrer la compétence tic à leurs cours, ou alors pour des projets spéciaux, mais ils en sont encore à discuter et je n'en sais pas plus. Ça voudrait donc dire que je ne travaillerais plus directement avec les élèves.

Je ne sais quoi en penser. Ça m'a fait un choc aujourd'hui quand la directrice adjointe m'a affirmé que c'était clair dans sa tête que mes cours disparaissaient avec la réforme. J'ai réalisé que je devrai probablement faire mon deuil d'enseigner à proprement dit, parce que d'enseigner une autre matière, ça ne me tente pas vraiment et que comme personne-ressource (ce qui m'intéresse beaucoup), je n'aurai plus cette relation directe avec les élèves, même si je vais en classe de temps à autre pour les aider.

J'ai parlé par la suite à quelqu'un de la commission scolaire qui m'a dit que ce n'est pas nécessaire de retirer ces cours de l'horaire, donc rien n'est encore définitif, mais tout de même, ça me porte à me demander vraiment ce que je veux faire.

Bofff... Mais ça ne me stresse pas non plus. J'ai le goût de me questionner, de réfléchir comme il faut pour vraiment faire quelque chose que j'aime, mais en même temps, je vais laisser la direction me faire une proposition et si ça ne m'intéresse pas vraiment, ben tanpis, y'aura toujours la job de maman au foyer qui m'intéressera! :-)

C'est quand-même une belle occasion, de faire un choix, tout à fait librement, de mon avenir. J'en parlais avec Pascal hier. Je peux tout faire. Je pourrais réétudier si je veux, je pourrais me réorienter complètement dans un autre domaine. Je suis vraiment choyée de pouvoir prendre le temps qu'il me faut, parce qu'on pourrait vivre du seul salaire de Claude pour un moment si nécessaire. Reste à trouver ce que j'aime vraiment, et si je pouvais trouver le moyen de ne faire que ça, ce serait génial! :)

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samedi, septembre 02, 2006

Ça goûte bon une fin de semaine

J'avais oublié le plaisir de déguster une fin de semaine, quand on travaille le reste de la semaine... Surtout une de trois jours!

Ma semaine s'est quand-même bien passée. Je pense que je m'étais imaginée qu'en un an et demi, les problèmes dans l'école auraient fini par se régler, mais ce n'est pas le cas. Dommage. Tout de même, je suis contente de retourner à mes affaires, de réembarquer dans mes projets, mais surtout de revoir mes amis, ceux avec qui j'aime travailler.

En deux jours de cours, j'ai rencontré tous mes élèves. Je leur ai fait mon blabla pénible du début d'année: règles, contenu de cours, évaluations, réseau, etc. (faut vraiment que je trouve le moyen de faire un premier cours avec moins de blablatage). C'était surtout navrant pour ceux qui me voient dans deux cours différents (deux fois le même blabla (ou presque) dans la même journée). Mais au moins ça me permet de leur promettre que TOUS les autres cours vont être plus intéressants que ça! Alors globalement, ça me semble être des bons groupes. J'ai rencontré deux musiciens (un guitariste dans un groupe rock-pop-franco-j'sais-pu-quoi et un pianiste classique, ), quelques élèves que je connaissais déjà, et d'autres types avec qui je crois que je vais bien m'entendre.

À part que le serveur de l'école sera remplacé par celui de la commission scolaire et que ça ne sera pas nécessairement fait la semaine prochaine (et donc que mes élèves ne peuvent pas enregistrer d'ici là), l'année me semble bien entammée!

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dimanche, août 27, 2006

Étrange retour

Eh ben... Ça fait vraiment bizarre de retourner au travail après 20 mois d'absence. La première journée, après les becs, les réunions et le dîner étourdissants, je me suis retrouvée assise à mon bureau à le regarder, la bouche ouverte comme un poisson, sans savoir quoi y faire. Pas que je n'avais pas de travail, pas que je ne savais pas comment faire, seulement, j'étais figée, je ne savais pas par quoi commencer, je ne savais pas quelles étaient mes priorités, je ne réalisais pas que dans une semaine, j'aurais 35 ti-mousses devant moi et que je devrais avoir quelque chose de constructif à leur dire... :)

Mais le lendemain, lorsque six profs se sont alignés devant mon bureau parce qu'ils n'avaient pas de laboratoires d'informatique inscrits à leur horaire, je me suis rapidement souvenue de la raison pour laquelle il vaut mieux ne pas faire le poisson quand on a du temps libre...

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mercredi, août 23, 2006

AHHHHHH OHHHHHH NOOOONNNN!

Ça y'est, c'est fini. Je travaille demain.

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