Dans la tête de Maude

La vie, les réflexions et les états d'âme d'une maman enseignante.

dimanche, novembre 04, 2007

Manifeste pour une journée heureuse

En roulant vers Drummondville, mes deux hommes endormis, j'ai écrit par-dessus les sorcières du livre à colorier de mon fils. J'ai écrit en conduisant vous me direz, qu'elle imprudence? Vous avez tout à fait raison, mais il faut saisir l'inspiration lorsqu'elle se pointe, c'est bien connu. J'écrivais donc ces lignes en me promettant de les relire chaque matin. Je vous dirai dans quelques semaines si cette idée d'urluberlue en vaut la chandelle.

Aujourd'hui, je prends du temps pour moi.
Je prends du temps pour manger, je goûte et savoure.
J'apprécie ce que je fais.
Je profite de moments avec mon fils.
Je m'arrête un instant pour être bien avec mon amoureux.
J'écoute une musique ou la mienne.
Je m'amuse de mon rythme de vie, nostalgique d'une filée de clients affamés à l'heure d'affluence.
Je garde dans ma tête les images réconfortantes des amis qui m'accompagnent.
Je recherche l'harmonie et m'en entoure.
Je recommence aujourd'hui, forte de mes faiblesses d'hier.
Aujourd'hui j'ajoute dans ma vie une goutte d'amour et un sourire, et ce, jusqu'à ce que chaque minute en soit remplie et qu'il n'y ait plus de place pour autre chose.

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lundi, avril 09, 2007

Étourdie

Trop vite. Trop penser. Trop faire. Ma vie se dilue dans un océan de détails et je les oublie tous, les mélange ou les brise. Je n'écoute pas l'autre si je m'écoute moi. Si je pense à demain, je ne vis pas aujourd'hui. Ce n'est pas ce que je souhaite. Je veux me reprendre, vivre pleinement, profiter. Arrêter de m'étourdir, écarter les choses qui me désharmonisent. Me libérer l'esprit que je laisse s'envahir de futilités. Revenir au moment présent. Me recentrer sur les gens que j'aime et ne pas les négliger. Être attentive à eux, les aimer.

Ce n'est pas moi ça, d'oublier qu'il arrive dans une heure. Ce n'est pas moi de dire des choses insultantes, ce n'est pas moi... Ou si ce l'est, je ne veux plus que ce le soit. Me resaisir, réagir. Vivre mieux, vivre plus, Aimer mieux chaque minute.

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samedi, février 24, 2007

Apprivoiser le silence

À Claude et Fred pour leur silence. À Pascal pour ses mots authentiques.

Qui êtes vous, vous qui vous taisez? Comment vous croire, vous qui ne dites rien? Sans les mots vous dites, sans justifier vous faites.

Et moi qui ne suis que conte, qui vit pour dire et dit pour vivre? Moi qui ai soif de parole; les miennes, les leurs et surtout les vôtres? J'entends votre silence, le crois vide, et me voilà, si serviable, qui le remplit.

Moi qui me pensait sourde, je me découvre aveugle.

Je me plaît à croire que dire rend vrai. Pure naïveté? Non, consciente omission. Qu'importe! Cela justifie la parole, alors parlons, disons-les ces mots trop beaux, disons-les ces phrases qui plaisent. Parlons pour dire, parlons pour rien dire, parlons pour être, parlons sans réfléchir, parlons pour ressentir...

Vos gestes et vos yeux m'ont toujours parlé. Pourquoi ai-je besoin des mots pour confirmer? Est-ce ainsi que je souhaite vraiment communiquer? Ai-je tant besoin de ces mots au point de les laisser perdre leur sens? Ai-je si peu confiance en moi pour devoir toujours vérifier ce que je ressens?

Comment redonner vie à mes sens dénaturés?

Ces mots que j'écris sont la preuve de mon incompétence à les écarter. À ces mots que vous lirez en silence, vous répondrez par le silence. Alors je ne serai jamais rassasiée. Parce que je veux savoir. Parce que je ne peux m'en passer. Parce que la leçon ne fait que commencer et que déjà l'effort me pèse.

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mercredi, janvier 24, 2007

Hip-hip-hip-hourray

J'ai fini de corriger
Je peux enfin respirer
J'm'en vais r'garder le hockey

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samedi, novembre 25, 2006

Fleurs d'automne

Cadeaux du printemps, bonheurs d'automne
Ont vécu sur la table, puis dans la cours transplantées
Simples gestes qui tant de sourires me donnent
Grande joie de recevoir une deuxième fois leur beauté

Je les observe renaître de leurs racines en terre
Celles de toi, qui me fêtait nouvelle maman
Et lui, me les donnait pour mon anniversaire
J'étais ravie de ces pensées qui touchent tant

Mauves et blanches qui fleurissent dans le froid
Courageuses et fortes, ce sont des chrisanthèmes
Malgré le sol aride elles viennent briller pour moi
Ces fleurs en mon coeur me redisent vos "je t'aime"

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