Dans la tête de Maude

La vie, les réflexions et les états d'âme d'une maman enseignante.

dimanche, novembre 04, 2007

Manifeste pour une journée heureuse

En roulant vers Drummondville, mes deux hommes endormis, j'ai écrit par-dessus les sorcières du livre à colorier de mon fils. J'ai écrit en conduisant vous me direz, qu'elle imprudence? Vous avez tout à fait raison, mais il faut saisir l'inspiration lorsqu'elle se pointe, c'est bien connu. J'écrivais donc ces lignes en me promettant de les relire chaque matin. Je vous dirai dans quelques semaines si cette idée d'urluberlue en vaut la chandelle.

Aujourd'hui, je prends du temps pour moi.
Je prends du temps pour manger, je goûte et savoure.
J'apprécie ce que je fais.
Je profite de moments avec mon fils.
Je m'arrête un instant pour être bien avec mon amoureux.
J'écoute une musique ou la mienne.
Je m'amuse de mon rythme de vie, nostalgique d'une filée de clients affamés à l'heure d'affluence.
Je garde dans ma tête les images réconfortantes des amis qui m'accompagnent.
Je recherche l'harmonie et m'en entoure.
Je recommence aujourd'hui, forte de mes faiblesses d'hier.
Aujourd'hui j'ajoute dans ma vie une goutte d'amour et un sourire, et ce, jusqu'à ce que chaque minute en soit remplie et qu'il n'y ait plus de place pour autre chose.

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lundi, septembre 24, 2007

Bébé plus tard...

*soupir* Encore un cycle qui s'achève sans que nos espoirs de commencer une grossesse soient comblés. C'est pas juste, comme dirait Caliméro. À chaque cycle qui passe, je sens diminuer la possibilité d'en avoir 4 avant mes 40 ans... Uen seule et même question: pourquoi? Mais tant d'hypothèses non résolues. Le seul facteur sur lequel je devrais avoir du contrôle, c'est mon poids, et ça me fâche de voir que même ma déception ne m'amène pas encore à me prendre en main tout à fait... Ça va quand-même mieux ces temps-ci, mais on peut même plus appeler ça des pas de tortue... Plutôt colimaçon... Même les centaines de limaces de mon jardin sont plus efficaces.... mais elles ne mangent pas moins. ;)

Cette semaine je vais mettre à jour les infos à propos du livre que je lis, et en parler. J'y suis tellement intéressée, que j'y passe tout mon temps libre! Heureusement pour moi, Alexandre a reçu un super train de bois des ses grand-parents (mon père et Sylvie) alors on l'a mis dans la bibliothèque et ça nous donne plein de temps pour être toute la famille ensemble, à lire et à jouer.

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mardi, août 07, 2007

Retour attendu...

Demain c'est le grand retour! On va chercher papa-Claude à l'aéroport! Ça va faire une douzaine de jours qu'il est parti. Alexandre et moi avons bien hâte de le revoir. Nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour s'ennuyer parce que nous avons été sur la trotte pendant tout ce temps là, mais c'est pas pareil sans lui, tant pour notre grand garçon qui demande où papa, quand il voit un avion (il dit: "en Irlanssss!"), que pour maman qui commence à être essoufflée de voir à tout 24h/24h, et surtout de dormir toute seule dans un grand lit vide.

Oh comme je plains les mères monoparentales (ou celles qui sont seule même si elles sont en couple)! On oublie des détails comme: prendre une douche, à 11h15 le matin, après avoir jardiné tout l'avant midi... Toute seule avec un coco de 2 ans qui grimpe partout et se pète la margoulette dès qu'il en a une chance? Oublie-ça! Pis prendre un bain avec lui... Je l'ai fait une fois, mais byebye confort et byebye sensation de détente... Et ce n'est qu'un détail parmi d'autres... Non, sérieusement, bravo à celles (et ceux, sûrement) qui le font. Moi j'apprécie grandement (et encore plus maintenant) le travail d'équipe comme parent!

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lundi, avril 09, 2007

Étourdie

Trop vite. Trop penser. Trop faire. Ma vie se dilue dans un océan de détails et je les oublie tous, les mélange ou les brise. Je n'écoute pas l'autre si je m'écoute moi. Si je pense à demain, je ne vis pas aujourd'hui. Ce n'est pas ce que je souhaite. Je veux me reprendre, vivre pleinement, profiter. Arrêter de m'étourdir, écarter les choses qui me désharmonisent. Me libérer l'esprit que je laisse s'envahir de futilités. Revenir au moment présent. Me recentrer sur les gens que j'aime et ne pas les négliger. Être attentive à eux, les aimer.

Ce n'est pas moi ça, d'oublier qu'il arrive dans une heure. Ce n'est pas moi de dire des choses insultantes, ce n'est pas moi... Ou si ce l'est, je ne veux plus que ce le soit. Me resaisir, réagir. Vivre mieux, vivre plus, Aimer mieux chaque minute.

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mardi, mars 27, 2007

L'un picoté, l'autre rouge

Ouais, notre coco est picoté aujourd'hui. C'est probablement une roséole qu'il a faite, si je me fie à tante Chantal et à "La Bible des mamans". Après 4 journées de fièvre, aujourd'hui il n'en fait presque plus et a des rougeurs... Ben coudonc, faut passer par là.

Celui qui est rouge, c'est notre triste Québec. En fait, c'est pas si triste, c'est juste que je connais tellement de monde qui ont voté plutôt contre une équipe que pour leur préférée, que je trouve ça triste. J'ai bien hâte de voir ce que l'ADQ va nous apporter comme supposé "vent nouveau". J'étais pas si loin dans ma "prédiction" que j'ai écrite sur le blogue de Jean-Pierre. Je pensais juste que le PQ serait un peu moins loin derrière l'ADQ.

Aujourd'hui j'entendais plein de monde parler de Curzi ou Drainville comme chefs. Je trouve ça triste qu'on mise plus sur le fait qu'on aime des gens (les aurait-on aimé autant s'ils n'avaient joué que des méchants à la télé?) et non pas parce qu'ils ont des idées, des talents ou des savoirs-faire particuliers en politique. Ils ne sont même pas encore assermentés qu'on les trouve déjà bons... Je pense qu'y a rien à faire, nous les Québécois on n'est jamais contents. Faut voir ça du bon côté, si on est perfectionnistes, on devrait toujours s'améliorer... théoriquement...

En fait, je n'ai plus tellement confiance en la politique. J'ai plutôt la pessimiste impression que qui que ce soit qu'on place là, n'arrivera jamais à faire mieux que les autres, peu importe ses bonnes intentions. Je rêve du jour où un premier ministre et son équipe me fera changer d'avis... Ce ne sera pas cette année, c'est clair.

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dimanche, novembre 19, 2006

Partager mon bonheur

Je regarde mon blogue, je parle avec des amis, et je constate. Je vis une vie heureuse, remplie de bonheur. Cette semaine, c'est en parlant argent avec d'autres enseignantes, qui n'ont pas la chance d'avoir un chum "informaticien", que j'ai réalisé à quel point la vie est facile pour moi, financièrement. C'est vrai que Claude et moi n'avons pas des dépenses immenses (nous avons acheté notre maison avant que les prix montent en flèche, nous avons une seule voiture, nous avons eu des bons emplois d'été étant étudiants et donc avons terminé de payer nos prêts étudiants, etc.) et nous avons toujours eu comme mentalité de ne pas acheter avant d'avoir l'argent pour le faire. Nous avons horreur de payer des intérêts et nous avons eu la chance de ne pas avoir de mauvaises surprises qui font des trous dans le budget. Alors côté finances, pas de soucis. J'avais même un peu honte de ne pas savoir si c'était semaine de paye.

Mais ce qui fait notre bonheur, ce n'est pas ça, c'est plutôt d'être bien entourés, de prendre des moments ensemble, de continuer, par des petites niaiseries, de se témoigner notre amour. Un exemple simple, depuis 12 ans, à chaque fois que l'un d'entre nous échappe un savon, il doit un bec à l'autre. J'en ai reçu 2 cette semaine, Claude 1 (pôvre lui, comme ma houppette sous la douche a un cordon, c'est plus facile pour moi, ça lui coûte cher en bec, lui qui utilise un savon en pain! ;) ). Bref, ce sont des petites douceurs comme celle-là qui font notre bonheur.

Je me demandais donc, après toute cette réflexion, à quel point ce bonheur se "sent" ou se "voit" ou se "vit" dans mon enseignement et à quel point les enseignants heureux ont un impact sur le bonheur de leurs élèves. Je suis certaine qu'il y a un impact, mais à quel point? Je ne sais pas. Je pense que je dois m'efforcer, tout en restant moi-même, de leur faire vivre ce bonheur, je ne sais trop comment, et de leur faire sentir, par le respect que j'ai pour eux, par l'énergie que je met à leur enseigner et par la chaleur dans mes relations avec eux, l'amour que j'ai pour mon métier et pour eux. C'est un beau défi...

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mardi, octobre 24, 2006

Pose-toi pas d'question, pis t'auras pas d'mentries

Je réalise depuis quelques temps que je me laisse emporter par la vague, que je ne prends pas beaucoup le temps de réfléchir, ces temps-ci. Dans mon blogue, j'aime bien écrire le résultat de mes réflexions et récemment, je n'ai pas grand chose à dire à ce sujet.

Je me sens toujours pressée par le temps, même lorsque je ne le suis pas, comme si j'avais tellement de choses sur la liste de "choses à faire quand je vais avoir le temps", que je ne peux me résoudre à prendre ça vraiment relaxe.

Auto-boulot-dodo, c'est bien-sûr la base de mes journées, mais presque à tous les jours, Claude et moi prenons un 45 minutes de repos, pour écouter un épisode de CSI, et après ça, si je ne dors pas avant la fin, je suis knock-out, même si il est juste 9h. Peut-être que c'est là que je devrais couper pour prendre du temps pour moi, j'aime bien ça CSI, mais c'est pas nécessairement ce qui me nourrit le plus, psychologiquement... À moi de doser.

Ma réflexion d'aujourd'hui tourne plutôt autour du thème suivant: Être là pour quelqu'un qui a de la peine, c'est pour lui ou pour moi? Mon grand ami vit des moments difficiles et ne m'en a pas parlé. Pourquoi je me sens triste qu'il n'ait pas besoin de moi? Je conçois avec ma tête qu'il n'est pas obligé d'avoir le goût de m'en parler, il a d'autres personnes qu'il aime et qui l'aiment autour de lui présentement et je sais qu'il n'est pas isolé et seul, ça devrait être mon unique préoccupation. Je ressens quand-même un petit vide.

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jeudi, octobre 19, 2006

Le bonheur

Simon a publié un beau texte sur son blogue. Il parle de vivre le bonheur à chaque instant plutôt que de toujours "attendre que". Attendre que ci, attendre que ça...

Quand j'avais 15 ans, je conservais dans un cahier des phrases "poétiques" des textes parfois légèrement "cuculs", mais qui m'ont tout de même marqués. Un exemple d'une phrase qui m'a marquée: "Parfois on cherche le bonheur comme on cherche ses lunettes lorsqu'on les a sur le nez".

Et je dois en grande partie à ma mère, la faculté que j'ai d'être heureuse. Oui, je crois que ce n'est pas de la chance, ce n'est pas du hasard, ce n'est pas la richesse ni la situation de quelqu'un qui lui donne la possibilité ou non d'être heureuse. C'est sa perception de la vie, sa capacité de voir le beau dans les petites choses simples de la vie.

Une autre phrase à laquelle j'ai toujours réfléchi: "Il ne faut pas vouloir ce que l'on aime, mais aimer ce que l'on a".

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dimanche, juillet 30, 2006

Des amis de l'autre vie

Hier nous sommes allés au party d'un collègue de travail, mais surtout grand ami de Claude; Eric. Ça fait au moins cinq ans qu'il organise cette fête d'été, à chaque année vers la même date. Nous n'en avons jamais manqué une, même que l'an dernier, nous y avions amené Alexandre qui n'avait que cinq jours. La fête de "jeunes travailleurs plutôt riches" où s'accumulaient des tonnes de bouteilles de bière vides sous l'arbre est tranquillement devenue une fête de famille, où les enfants et les grands s'amusent et courrent mais où il ne reste que quelques irréductibles autour du feu à 22h.

En riant, mais peut-être en riant jaune, Eric disait qu'à l'avenir, ceux qui ont des enfants ne seraient plus invités pour éviter que le party finisse trop tôt et avec tout le monde trop à jeun... Hmmm... Lui qui est célibataire pour le moment (à ce que je sache...) risque-t-il de se retrouver quasi-seul à son beau gros party?

C'est un peu une autre vie, celle de parent. Pas qu'on fasse des choses si différentes, la game de volleyball a eu lieu pareil, on a eu chaud pareil, certains se sont baignés pareil, on a mangé autant de hot-dog... Sauf qu'on a moins bu, on est venus avec nos coolers remplis de bière et de lait, pis nos sacs à couches. Pour nous, c'est aussi l'fun, parce qu'on est bien dans la vie qu'on a choisie, mais je comprends que pour ceux qui n'en ont pas encore, sans être nécessairement dérangeant, ça semble bien différent.

Ça m'a fait réfléchir. Le "problème" se pose avec d'autres amis à moi. Pascal, par exemple, que je voyais très régulièrement. Chez eux, le souper commence rarement avant 8h, ce qui fait que chez eux, lorsqu'ils sortent de table, je commence déjà à songer à me coucher... Alors pour moi, ça devient une sortie "spéciale" d'aller chez eux, c'est pas quelque chose que je peux faire, comme ça, n'importe quand. Il faut que je sois en forme, capable de supporter le manque de sommeil qui s'en suivra (parce qu'à 6h ou 7h, chez nous, le réveil est innévitable, surtout que j'allaite encore). En fait ce n'est pas vraiment un problème, mais plutôt que de d'être une sortie courrante, ça devient de plus en plus un "événement". Et c'est malheureux parce que ça devient de plus en plus rare et s'ensuivent les conséquences, c'est à dire que comme on se voit moins, on se déconnecte un peu, et comme on se déconnecte un peu, c'est un peu moins profond quand on se voit et ainsi de suite, de moins profond, on est moins dépendant de cette relation et donc ça devient moins fréquent, et le cercle (plus ou moins vicieux) recommence.

Je sais que dans la vie, il n'en tient qu'à nous d'alimenter et de conserver précieusement nos relations d'amitié, mais sans le vouloir vraiment, nous ne le faisons pas toujours. Pour ne prendre que l'exemple de Pascal, parce que je suis plus consciente de l'impact que ça a eu dans cette relation en particulier, je réalise que je finis par faire des choix qui ont pour conséquences de moins fréquentes rencontres. Par exemple en musique. Nous jouions beaucoup ensemble, mais comme chez moi j'ai fini par presque arrêter de jouer, ça ne peut faire autrement qu'influencer notre "besoin" de se voir. Je dis besoin parce que dans la musique, j'avais besoin de lui pour avancer; il m'enseignait, mais en même temps, il avait besoin en quelques sorte de ces temps qu'on passait ensemble pour consolider ses acquis, et il en profitait pour travailler des notions différentes comme de jouer à très basse vitesse, de s'adapter à mon rythme, etc.

Dans mon cas, je ne pense pas que ça change l'amitié elle-même. Je continue d'avoir le même amour pour Pascal, mais comme la relation change, que les événements sont différents et que les circonstances de nos rencontres aussi, je ne peux nier que la force du lien et la profondeur de nos échanges ont été modifiés. Pour le mieux? Pour le pire? Je n'ai pas le goût d'évaluer ça. Différent, c'est tout. Mais je ne peux faire autrement que d'avoir hâte qu'il ait lui aussi des enfants pour que, je l'espère, nous revenions un peu plus sur la même longueur d'onde.

Finalement, il y a un autre volet à ça. C'est l'attirance de la vie "de célibataire" pour un(e) non célibataire. Je dis célibataire, mais en fait, je parle plutôt de la vie de parent. C'est juste qu'on dit souvent une vie de célibataire, en parlant d'aller veiller, de se coucher tard, de se lever tard... Bref, avec ou sans conjoint(e), je parle de l'espèce de liberté (phénomène "overrated" tant qu'à moi ;)) que vivent les gens sans enfants.

Moi qui suis à la maison, avec mon fils à tous les jours, je ne peux imaginer la vie sans lui maintenant. Ses sourires, ses exploits, ses bravos ou ses byebyes quand je ne m'y attends pas (exemple, quand je parle au téléphone en l'allaitant et que je raccroche, il arrête de boire pour faire byebye parce que je viens de le dire...haha). Le voir arriver dans le cadre de porte, sur son petit cheval à roulette qu'il vient nouvellement de réussir à monter seul, et à faire avancer sans aide, ça vaut toutes les games de 25cennes du Peel Pub, c'est certain. En fait, non, c'est pas certain. J'ai vécu des émotions intenses dans ce temps là et j'ai souvent la nostalgie (pas de la bière à l'eau et du spag recyclé mais des amis avec qui je sortais et des relations que j'avais avec eux) de cette époque. Sauf qu'aujourd'hui, je n'en suis plus là. J'en parlais justement avec Myriam cette semaine. Elle me disait qu'elle, ça ne lui tentait même plus ces choses là. Pas moi, ça me tente encore, mais je fais des choix et aujourd'hui, je n'ai vraiment, mais vraiment pas le goût d'abandonner 4h de sommeil pour vivre une game de "molson poker". Ma vie est belle et je l'ai choisie ainsi. Le package-deal qui vient avec la vie d'étudiante que j'avais ne m'intéresse plus dans son ensemble. C'est certain qui si je pense au fun que j'avais ok, c'est vrai que ça me manque, mais pas tout ce qui est autour.

Et c'est ça qui est difficile je crois, pour nous les parents. On voit les "célibataires" sortir, avoir du fun, nous conter leurs aventures un peu folles et on les envie. Mais ils ne nous racontent pas le mal de bloc qui vient avec. Ils ne nous racontent pas que ça leur a coûté 150$ pis que s'ils avaient une maison (autant à leur goût que celle que nous avons choisie pour nous), ils n'arriveraient pas à payer le loyer. Ils ne nous racontent pas non plus que sur la rue, ils ont vu passer une maman avec ses deux petites filles blondes avec des jolies bouclettes et que les larmes leur ont monté aux yeux parce qu'avec la vie qu'ils vivent maintenant, ils ne sont pas près de se caser et d'en avoir à eux, des petits bout-de-choux à aimer tendrement.

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