Ça va finir par finir
Relisez mes trois derniers textes, ça va vous raconter cette semaine. Non, ce ne sont pas les mêmes événements, ils se sont juste passés deux fois... Ou plus.
J'ai rêvé, dans la nuit de jeudi à vendredi, que le président de la commission scolaire me rencontrait (héhé, ben oui, rien de trop beau) en personne pour me dire que comme il y avait moins d'élèves, ils coupaient mon poste tout de suite, dès l'année prochaine. Je me met alors à pleurer et à pleurer, heureusement, mon père était tout à coup à côté de moi pour que je pleure dans ses bras. Pis là, autour de moi, la directrice générale, l'adjointe, plein de profs, tout le monde autour était de glace. Ça ne dérangeait personne!!! L'adjointe me dit "Ah ben là Maude on peut rien faire, on savait pas que ce serait tout de suite faque on a rien prévu pour toi..." pas un seul remord, tristesse... La seule qui m'appuyait à coup de larmes elle aussi, était Valérie, ma collègue et bonne amie. Pire que ça! Y'a même une prof qui commençait à déplacer les meubles dans mon bureau parce que ça deviendrait (l'année suivante) SON bureau... Wow! Vous êtes malades! Avec tout le temps que j'ai donné à cette école, y'a même pas un chat qui a une once de regret que je parte?
Je me suis évidemment réveillée tout à l'envers. Ça m'a fait réaliser que peut-être que je m'imagine très importante et que dans l'fond, j'me fait des accroires. Je sais bien qu'au retour de mon congé, les gens étaient très contents de me revoir et me disent encore que ça va donc bien quand je suis là, mais je ne dois pas m'enfler la tête avec ça. Personne n'est irremplaçable, c'est certain. Pis ça m'a fait réfléchir aussi au fait que je dois prendre une décision sur mon avenir en fonction de moi, de mes goûts et mes intérêts, et non pour les autres. Affaire classée. Il me reste à savoir c'est quoi mes goûts. Affaire pas classée dutout.
Je rencontre l'adjointe demain, elle devrait me dire ce que la direction a en tête à mon sujet pour les années à venir. On verra bien si c'est un projet qui m'intéresse. J'espère juste qu'elle sera un peu plus agréable à mon endroit que dans mon rêve!
Vendredi, je suis sortie complètement tout croche, écoeurée de ce foutu système dans lequel je passe plus de temps à règler des problèmes idiots souvents créés par des personnes inconscientes, qu'à enseigner. Maudit que j'aimerais ça être enseignante plus de 50% du temps que je travaille. Non, au lieu de ça, je cours après ma queue, après du matériel qui n'est pas là, après du monde qui ne sont pas où ils sont supposé être, pis après du monde qui ne travaillent pas quand c'est écrit sur leur montre que leur journée est finie. Quand je suis sortie de là, j'allais souper chez Sophie. Je voyais tellement rouge que j'en ai oublié ma saccoche à la garderie. Par chance, ma grande amie m'attendait avec une belle table, un excellent souper et surtout une oreille attentive. Ça m'a fait grand bien.
Je comprends maintenant comment des gens en arrivent à faire des dépressions. Mais moi je n'en suis pas là. Avec mon amoureux, un fils extraordinaire et des amis comme Sophie qui m'est tant précieuse et bien d'autres, je ne suis pas prète de me laisser abattre. Si y'a rien qui marche à l'école, qu'il mangent de la m***, je ne vais pas me gâcher la vie avec ça. Je commence aujourd'hui. Bon Demain... Entouka, je commence bientôt à m'en foutre, c'est sûr.
J'ai rêvé, dans la nuit de jeudi à vendredi, que le président de la commission scolaire me rencontrait (héhé, ben oui, rien de trop beau) en personne pour me dire que comme il y avait moins d'élèves, ils coupaient mon poste tout de suite, dès l'année prochaine. Je me met alors à pleurer et à pleurer, heureusement, mon père était tout à coup à côté de moi pour que je pleure dans ses bras. Pis là, autour de moi, la directrice générale, l'adjointe, plein de profs, tout le monde autour était de glace. Ça ne dérangeait personne!!! L'adjointe me dit "Ah ben là Maude on peut rien faire, on savait pas que ce serait tout de suite faque on a rien prévu pour toi..." pas un seul remord, tristesse... La seule qui m'appuyait à coup de larmes elle aussi, était Valérie, ma collègue et bonne amie. Pire que ça! Y'a même une prof qui commençait à déplacer les meubles dans mon bureau parce que ça deviendrait (l'année suivante) SON bureau... Wow! Vous êtes malades! Avec tout le temps que j'ai donné à cette école, y'a même pas un chat qui a une once de regret que je parte?
Je me suis évidemment réveillée tout à l'envers. Ça m'a fait réaliser que peut-être que je m'imagine très importante et que dans l'fond, j'me fait des accroires. Je sais bien qu'au retour de mon congé, les gens étaient très contents de me revoir et me disent encore que ça va donc bien quand je suis là, mais je ne dois pas m'enfler la tête avec ça. Personne n'est irremplaçable, c'est certain. Pis ça m'a fait réfléchir aussi au fait que je dois prendre une décision sur mon avenir en fonction de moi, de mes goûts et mes intérêts, et non pour les autres. Affaire classée. Il me reste à savoir c'est quoi mes goûts. Affaire pas classée dutout.
Je rencontre l'adjointe demain, elle devrait me dire ce que la direction a en tête à mon sujet pour les années à venir. On verra bien si c'est un projet qui m'intéresse. J'espère juste qu'elle sera un peu plus agréable à mon endroit que dans mon rêve!
Vendredi, je suis sortie complètement tout croche, écoeurée de ce foutu système dans lequel je passe plus de temps à règler des problèmes idiots souvents créés par des personnes inconscientes, qu'à enseigner. Maudit que j'aimerais ça être enseignante plus de 50% du temps que je travaille. Non, au lieu de ça, je cours après ma queue, après du matériel qui n'est pas là, après du monde qui ne sont pas où ils sont supposé être, pis après du monde qui ne travaillent pas quand c'est écrit sur leur montre que leur journée est finie. Quand je suis sortie de là, j'allais souper chez Sophie. Je voyais tellement rouge que j'en ai oublié ma saccoche à la garderie. Par chance, ma grande amie m'attendait avec une belle table, un excellent souper et surtout une oreille attentive. Ça m'a fait grand bien.
Je comprends maintenant comment des gens en arrivent à faire des dépressions. Mais moi je n'en suis pas là. Avec mon amoureux, un fils extraordinaire et des amis comme Sophie qui m'est tant précieuse et bien d'autres, je ne suis pas prète de me laisser abattre. Si y'a rien qui marche à l'école, qu'il mangent de la m***, je ne vais pas me gâcher la vie avec ça. Je commence aujourd'hui. Bon Demain... Entouka, je commence bientôt à m'en foutre, c'est sûr.
Libellés : Vie de prof

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