Dans la tête de Maude

La vie, les réflexions et les états d'âme d'une maman enseignante.

lundi, octobre 08, 2007

Leçon de piano d'aujourd'hui

Comme je n'avais à peu près pas pratiqué cette semaine, j'ai demandé à mon prof de piano de faire un peu de théorie avec moi. Voici ce qu'on a fait. Un jour, va falloir que cette partie de théorie "rentre" pour vrai... Je viens de l'écrire à Pascal, pour pouvoir en discuter avec lui, mais je vais la recopier ici, en espérant que ça va me rester plus que si c'est juste dans ma tête... ;)

Prenons une gamme majeure, disons, tout à fait par hasard, le do.

Au premier degré (do mi sol) nous avons un accord majeur: do mi: tierce majeure, mi sol: tierce mineure.
2e degré (ré fa la): accord mineur (tierce mineure, tierce majeure)
3e degré (mi sol si): accord mineur (tierce mineure, tierce majeure)
4e degré (fa la do): accord majeur (tierce majeure, tierce mineure)
5e degré (sol si ré): accord majeur (tierce majeure, tierce mineure)
On en profite pour tenter d'assimiler au passage que le 5e degré est
toujours majeur, même dans une gamme mineure
6e degré: (la do mi): accord mineur (tierce mineure, tierce majeure)
7e degré (si re fa): accord diminué (tierce mineure, tierce mineure)

En le réécrivant, je réalise que j'ai appris ça aussi avec mon cousin Samuel, dans le seul cours de guitare qu'il m'a donné. [...]Je viens d'aller chercher mes notes de ce cours là. eh. même chose. Il me manque quand même un 'ti boutte... Je veux bien comprendre et apprendre ce bout de théorie, mais je ne sais pas quoi en faire. En fait, je sais un peu... Je vais y revenir après avoir décortiqué une gamme mineure. Au hasard... (roulement de tambour) LA mineur.


1er degré (la do mi): mineur (par définition anyway, la gamme étant
mineure
2e degré(si ré fa): diminué (tierce mineure, tierce mineure)
3e degré(do mi sol#): augmenté (tierce majeure, tierce majeure)
4e degré(re fa la): mineur
5e degré(mi sol# si): majeur
6e degré(fa la do): majeur
7e degré(sol# si re)diminué (tierce mineure, tierce mineure)

Maintenant, pour revenir à ce qu'on peut en faire, j'ai appris aussi qui sont les gammes voisines. Alors il y a la 5e, la 4e, la relative mineure et aussi la relative mineure de la 4e. (*** doute ici. je me souvenais que ça tombait sur ré, mais je ne sais plus si c'est parce que ré est la relative mineure de fa ou une autre justification***). Ce qui dans le cas du do, nous donne comme voisins les accords de sol, fa, la mineur et ré mineur ***doute ici: ré ou ré mineur?***). Ma prof m'explique donc, qu'en général, quand on accompagne quelqu'un,on retrouvera le patern I IV V I et qu'on pourra aussi y voir le LA mineur et plus rarement, le Ré (***mineur ou pas***)

Je viendrai faire les corrections quand j'aurai des réponses... ;)

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5 Comments:

Blogger Unknown said...

Tu sais ce que j'ai le goût de répondre à ça ce matin? La lecture de cette théorie m'étourdit un peu... Alors ce que j'ai le goût de répondre, c'est que oui, connaître des accords, quelques gammes, c'est important pour progresser, mais tu peux pas rattrapper 15 ans de gossage à apprivoiser un instrument en compensant le nez fourré dans des livres à essayer de comprendre des détails inutilement complexes. Quand je m'assois au piano, je sais où poser mes doigts, pas tant parce que j'ai passé des heures à étudier de la théorie, mais parce que je sais comment ça va sonner intuitivement si je place mes doigts à telle ou telle place. C'est encore plus vrai à la guitare, vu que j'ai passé beaucoup plus d'heures sur cet instrument. Quand je me détends en accompagnant la musique que j'entends à la guitare, je me pose pas 47 millions de questions sur la gamme à utiliser dans un pattern I-IV-V en sol dièse... je mets mes doigts sa guitare pis je joue, j'explore comment sonne les sons que je fais en rapport avec ce qui joue déjà derrière. Je comprends un peu votre désarroi les débutants quand vous voyez du monde qui maîtrise un tant soit peu leur instrument: quand vous nous voyez jouer, vous pensez qu'y a une recette magique à suivre, que nécessairement, on doit faire des calculs ben savants dans notre tête pour arriver à poser nos doigts où il faut quand il faut. En pratique, c'est pas comme ça que ça se passe. Ce qu'on réussit à faire sortir de l'instrument, c'est un savant mélange d'intuition, d'écoute, de sentir la musique dans tes trippes et d'imagination. Je sais qu'un Am va aller avec un C et un G parce que je l'ai expérimenté des milliers de fois en jouant des pièces, en gossant avec mon instrument, et pas tellement parce que j'ai appris "The Circle of Fifth" par coeur ou essayé de me rentrer dans la tête des substitutions d'accords pendant des heures...

10:23 a.m.  
Blogger Maude said...

Ouais... J'comprends ce que tu dis. Mais je pense aussi que ça dépend du monde. Moi je ne suis pas très autodidacte. Pas que je n'aime pas apprendre, mais toute seule, ça n'avance pas. On dirait que j'ai besoin de quelqu'un à côté qui m'donne le ptit coup d'manivelle pour avancer, et ce régulièrement.

La conséquence de ça, c'est que "gosser" pendant 15 ans, ça s'peut pas pour moi. Ça fait plus de 15 ans que j'ai commencé à apprendre le piano et y'a presque toujours eu un piano dans les maisons où j'habitais mais non, sans le ptit coup de crinque, je ne le fais pas le gossage.

Je sais, toi et Pascal, vous apprennez sensiblement de la même façon. Vous entendez quelque chose, vous trouvez ça cool, vous l'essayez. Moi y'a jamais rien que je trouve assez cool pour penser que peut-être qu'à force d'essayer je vais finir par être capable. Alors que là, avec une méthode structurée, je sens que mes doigts deviennent de plus en plus habiles, je sais que ma tête commence à intégrer des concepts etc.

En fait, Pascal (c'est probablement la même chose pour toi) arrive au même résultat parce qu'il se forge des exercices lui-même à force de vouloir arriver à quelque chose (ex. La dernière fois qu'on s'est vus, j'ai fait au piano un accord renversé et après il s'est imposé d'en faire constamment pour que ça devienne facile pour lui. Super, tant mieux, mais moi, cette méthode là ne me fait pas avancer. Du moins, pas assez à mon goût. Où plutôt elle ne me permet pas assez de voir d'où je viens, vers où je progresse et à quel rythme.

Tout ça se passe dans la tête, bien sûr, mais moi, la théorie qui fait que je ne fais pas juste apprendre par coeur que do-mi-sol ça fitte pis aussi avec un si... j'aime bien comprendre le fin fond et pouvoir construire tout ça sans gosser...

Mais aussi, je pense que quand je vais avoir une base un peu plus solide que ce que j'ai maintenant, je vais me sentir plus sûre de moi et je serai peut-être plus encline à me "laisser aller".

Parce que tu as raison, la musique doit passer par les trippes et l'imagination... Mais j'ai l'impression que pour le moment, je n'ai pas les habiletés nécessaire pour faire dire à mes doigts ce que ma tête entend dans mon imagination.

9:33 p.m.  
Blogger Maude said...

)

Il vous manquait une parenthèse, je ne voulais pas que vous restiez pris dans une parenthèse oubliée. Désolée.

9:35 p.m.  
Blogger Unknown said...

Haha... pas pire la joke de la parenthèse...

Je pense que jouer d'un instrument c'est un peu de cerveau et beaucoup de moëlle épinière. Le ratio change avec l'expérience... comme la conduite automobile. Quand tu acquiers de l'expérience, tu utilises de moins en moins ton cerveau et les gestes ou les séquences de gestes deviennent des automatismes (appuie sur l'embrayage, change de vitesse, pèse sur l'accélérateur).

Y a malheuresement aucun cours de conduite ou de livres qui vont te faire devenir pilote de course du jour au lendemain, faut juste passer ben du temps sur la piste et voir comment l'auto réagit dans telle ou telle situation, une fois que t'as compris les principes de base (i.e. comment fonctionne un volant et les 3 pédales...). Bien sûr tu peux lire un peu sur comment prendre une courbe, c'est quoi le survirage, le patinage, etc. mais rien de tel que de passer beaucoup de temps derrière le volant... T'es rendue une bonne conductrice aujourd'hui parce que tu as été forcée de conduire des heures de temps pour te rendre où tu voulais. Au début, ça te demandait toute ta concentration, maintenant c'est intégré en toi et c'est presque intuitif...

J'espère que mon analogie est pas trop boiteuse... En gros, ça veut dire apprend à faire quelques accords, mets une toune en background et aie du plaisir à accompagner la chanson...

1:07 p.m.  
Blogger Maude said...

Je suis d'accord avec toi et j'aime mieux cette façon-ci de dire les choses que ta première. Et pour continuer ton analogie, quand j'ai appris à conduire, c'était avec une voiture automatique. C'était plus "facile" mais en même temps ça me donnait moins de latitude. Aujourd'hui j'ai appris à conduire une voiture manuelle. Pour ça, il a fallu que quelqu'un m'explique comment faire, que je comprenne comment fonctionnent l'embrayage et la boît de vitesse et ensuite, j'ai pratiqué.

Maintenant, le piano, c'est plus qu'une combinaison de 2 pédales. Oui, c'est vrai que je pourrais m'amuser à écouter une toune et qu'une fois que je vais avoir compris que dans la majorité des tounes, y'a pas à aller ben loin pour deviner, reste que ça me laisse encore insatisfaite. Je veux aller plus loin, et moi, le chemin avec un prof que je viens de découvrir me plaît.

Je comprends très bien que les gens qui sont plus autodidactes ne ressentent pas le besoin comme je le fais d'avoir un prof. Mais pour moi, c'est une question de motivation et de persévérence.

Y'a rien que j'aime plus que d'arriver dans mon cours, que ma prof me propose une nouvelle toune, que je la regarde, que j'arrive à l'analyser sans aide parce qu'elle a choisi quelque chose d'accessible pour moi et que j'aie du plaisir à réussir à la jouer.

J'ai tellement souvent essayé d'apprendre des tounes par moi-même pendant des heures et des heures. Des tounes qui me semblaient faciles et accessibles, mais finalement, c'était tellement, tellement long que je n'y arrivais jamais. Que de découragement. Sans ressentir l'échec: j'ai toujours su que j'y arriverais en travaillant encore et encore, je savais que j'avais tellement de chemin à faire... ouf...

Avec un prof, je sens que je progresse toujours, je vois beaucoup plus mes forces et je travaille plus directement mes faiblesses. Aujourd'hui quand je fais des gammes, je ne me sens plus comme quand j'avais 10 ans, parce que le prof a décidé que faut que je fasse 20 minutes de pratique minimum *soupir*, mais parce que je sens dans mes doigts le travail accompli et je sens dans ma tête que les sons s'y incrustent. Et ça, ça m'encourage.

8:58 p.m.  

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